Résister

    À Nice dans les années 1930, Jean Lippmann a tout pour incarner la réussite sociale et familiale : officier pendant la Grande Guerre, décoré de la légion d’honneur, avocat puis huissier, chef de famille heureux.

 

Il passe ses vacances dans son chalet de la Foux d’Allos, dans le Haut-Verdon, et pratique beaucoup la montagne.

 

Mais la seconde guerre mondiale éclate, la chasse aux juifs s’intensifie à Nice au printemps 43. Il décide alors avec trois des ses enfants et des amis de rejoindre un réseau de résistance dans l’Ubaye et plus précisément au Laverq.

 

C’est là, à l’été 1943, que débute le récit de Résister.

Gérard Guerrier est grenoblois, accompagnateur en montagne, écrivain, grand voyageur et montagnard aguerri. Grâce aux souvenirs, notes, lettres et photos, recueillis auprès des descendants de la famille Lippmann et aux témoignages des derniers survivants de cette époque il reconstitue l’histoire de ce maquis.

Du 30 août 1943 au 23 juin 1944, les « Lippmann », leurs famille et amis animeront le maquis « lorrain » du Laverq, en lien avec les habitants, les résistants de la première heure et le réseau de Barcelonnette animé par Ernest Chabre.

Le 23 juin, ils quittent le Laverq pour le Haut Verdon et, devant l’avancée des Allemands, refluent vers les vallons du Laverq et de la haute Bléone au-dessus de Prads.

Le livre raconte les moments forts de ce maquis, les heures d’entraînement, de veille, de déménagements, de relations étroites avec les habitants, d’inquiétude, les faiblesses, l’amateurisme, le marché noir, les trahisons, mais toujours le courage et l’espoir qui animent les maquisards.

Claude Lippmann, alias « roquefort », et son cousin Georges Félix Abraham, alias « camembert », tous deux étudiants en médecine, seront souvent appelés auprès des malades de Méolans et de Revel pour soigner, accoucher, etc. Certains s’en souviennent encore et témoignent.

Lucien Tron.

Pour aller plus loin : http://resistance.azur.free.fr/dossier/lippmann.htm