En pays d’amitié

Ah, que c’était beau cet élan sautillant dans les regards venus porter Souvenance en ces montagnes !

C’était beau parce que c’était simple, c’était simple parce que c’était vrai et c’était vrai parce qu’aucune vérité préfabriquée ne pouvait égaler le sourire de la Vallée.

Ce sourire, la veille du 15 Août le soleil était venu l’inscrire sur les cimes entre le gris du ciel au couchant,  ruban vermeil barrant la grande Séolane d’une invitation au Chant du Monde..juste avant l’entrée en réjouissances par la voix des frères Silve.

 Et tout à suivi cet élan en chacun. C’est comme cela avec la pelote de la Vie, en tirant doucement et par le bon bout , tout se déroule au fil du présent,

de rencontres en rencontres, de ceux que l’on attend à ceux que l’on découvre, tant de manières de chanter l’ouvert, quand le coeur enfin se repose entre-nous.

 La petite chapelle au creux de la vallée s’est emplie par vagues, au fil de la Joie et chaque fois les vieux bancs n’en croyaient pas leurs oreilles.. 

Les villes  n’avaient pas eu raison, la vitesse n’avait  tout rongé, le temps pouvait couler,  Il y avait toujours lumière en chacun pour s’asseoir et chanter louange.

 Nous avons prié, chanté, mangé, joué, écouté… en ce même pas lent du montagnard lorsqu’il sait où il va : toujours chez lui!

En faisant quelques pas vers le premier surplomb on pouvait sentir le murmure de cette belle rivière humaine qui, comme une eau vive, a veillé jusqu’aux dernières lueurs du soir le sentier de la Vie au pied des cimes.

 Tout cela fut possible par l’audace d’une fée…  celle des petites mains œuvrant en silence pour que Lumière soit.

 

Merci à chacun de ces instants de grâce venus nous visiter.

Lise