Aller au pas de Dieu en ce monde

 » on ne fait pas plus sa place qu’on ne fait sa vie : on trouve l’une et l’autre, et le sentiment de cette trouvaille inespérée c’est la joie même.»
( C Bobin – L’épuisement)

La lumière grimpant sur de vieilles pierres, accrochant le regard en clair-obscur, porte en elle tous les regards passés et à venir réunis en un saisissement qui ne prend rien mais s’étonne, s’étonne infiniment de ce miracle où la vie espère en nous.
Quand l’âme s’offre une corbeille de fraîcheur comme un enfant tend un fruit un peu écrasé dans sa main malhabile et tout odorant de son sourire.

C’est toujours de la même manière que cela apparaît :
on va et on vient, pressés de vivre,
la Musique de la Vie passe ses mains dans nos cheveux,
la caresse suspend l’inquiétude d’être quelqu’un, quelque part en la Joie d’Être.

Et tout à coup le monde parle une autre langue bien plus ancienne que celle que l’on a apprise, bien plus simple aussi, directement accessible, une langue sans nom, sans pays, sa patrie, sans limites en l’universalité de ce qui s’offre.

Amis, pour l’An qui vient, recevez ce miracle où la vie espère en nous lorsque nous marchons doucement sur le monde.

Lise