Atelier toponymie

Roland continue de nous associer à sa passion de « l’esprit des lieux ». Avec d’autres adhérents, il enrichit et fait vivre l’histoire des hommes du vallon avec la base de données généalogie.
Depuis un an il se mobilise pour transcrire sur les cartes les noms des lieux avant qu’on les oublie, et pour cela, l’association mobilise la mémoire des « anciens »


La toponymie, ou science des noms de lieux dits, se perd. Avant, chaque paysan nommait les quartiers, c’est ainsi qu’il échangeait avec ses voisins et définissait les limites de ses parcelles. Souvent ces noms de lieux faisaient appel à des usages, des noms de famille, des éléments particuliers du paysage …
La lecture des vieux cadastres et registres communaux permet de découvrir des noms de lieux-dits qui n’apparaissent plus sur les cartes actuelles. Seule la mémoire de nos anciens peut nous permettre de les situer sur une carte.

Un registre beaucoup plus ancien nous donne énormément d’informations sur les noms de lieux: le« registre terrier » d’un millier de pages, datant de 1702 qui est conservé aux archives départementales. Il recense tous les habitants des quartiers de Méolans, St Barthélémy et le Laverq et décrit pour chacun d’eux les maisons et terres qu’ils possèdent. Il n’existait pas à l’époque de cadastre sous forme de carte.
En 1702, Méolans et l’Ubaye appartiennent au Duc de Savoie et dépendent du comté de Nice. C’est donc Victor Amédée II (1666-1732, dit « le Renard de Savoie » prince de Piémont et duc de Savoie de 1675 à 1730, roi de Sicile de 1713 à 1720, puis roi de Sardaigne de 1720 à 1730) qui commande la rédaction de ce registre terrier en vue de la collecte des impôts.

Ce documents est l’ ancêtre des matrices cadastrales et comporte la description et l’évaluation fiscale des biens des habitants. D’un intérêt évident pour l’histoire familiale et sociale, ils est aussi la base de recherches en histoire du paysage .
C’est sur ces bases que 13 personnes ont essayé, ce vendredi 15 juin, de solliciter leur mémoire, pour apposer sur les cartes les noms des lieux dits référencés et encore connus de certain.Les cartes sont restées en mairie et ceux qui le souhaitent peuvent aller les compléter, ou questionner autour d’eux quelques anciens qui n’ont pu se joindre à nous.

Pour voir la carte, cliquez sur ce lien : http://www.laverq.net/sauvegarde-noms-de-lieux-dits/

Lucien

Photos : Sylvie Arnaud – La Provence

Article paru dans la Provence du 1er juillet :